Le Radar de la Foodtech #1 : Hors Normes đź’Ą

✍🏻Propos recueillis par Claire CAMINATI-FARBER, Responsable Communication FuturaGrow & Startup Palace

Chez FuturaGrow, notre dada vous le savez, c’est de travailler avec des pépites de la foodtech et des industriels du secteur. Mais ce qu’on aime aussi c’est aller identifier des pépites de la foodtech (qui ne passent pas forcément par notre programme) car oui, il y en a un paquet qui méritent qu’on s’intéresse à elles !

On commence la semaine avec une nouvelle rubrique ici : Le Radar de la Foodtech. Objectif : donner régulièrement la parole ici à des pépites de la foodtech pour mieux les connaitre et en savoir plus sur leurs grosses actus du moment.

On s’intéresse donc dès maintenant à…Hors Normes. Rencontre avec Sven Ripoche, co-fondateur.

​​Je suis passé par HEC et de Sciences Po, puis commencé ma carrière en 2016 comme consultant au Boston Consulting Group. En 2019 j’ai rejoint La Fourchette, qui s’appelle d’ailleurs maintenant TheFork et y ai travaillé en digital marketing, puis avec le Chief of Staff et le CEO. Et c’est finalement en 2020 que j’ai franchi le cap de l’entrepreneuriat avec Grégoire, que j’avais rencontré lors de ma prépa à Douai.

Chez Hors Normes, je suis principalement en charge du Marketing et j’ai également la casquette Ressources Humaines. Pour faire simple, mon objectif principal est de faire grandir la communauté des abonnés Hors Normes et de les satisfaire au maximum avec nos bons produits et notre service.

Sven Ripoche

En quelques mots, Hors Normes permet aujourd’hui aux agriculteurs français de commercialiser leurs fruits et légumes BIO refusés par les circuits traditionnels, pour des raisons esthétiques, en direct aux Français les plus soucieux de consommer sain, local et au plus juste prix. C’est un service encore unique en France et nous avons déjà un millier de consommateurs réguliers en Île-de-France.

Côté agriculteurs, nous avons constitué un réseau d’une trentaine d’agriculteurs et coopératives sur l’hexagone pour s’approvisionner en fruits et légumes rejetés par les circuits classiques. Cette part représente 5% de leur production en moyenne ! Aujourd’hui, pour récolter ces produits, nous leur demandons de seulement répondre au cahier des charges du label Agriculture Biologique et travaillons en circuit-court.

Côté consommateurs, les consommateurs ont eux la possibilité de commander régulièrement, via le site web dédié horsnormes.co, des paniers de fruits et légumes moches certes, mais bons, bio et de saison, vendus jusqu’à 40% moins cher qu’en épicerie BIO ! Ils sont ensuite livrés à domicile ou chez un commerce partenaire à proximité. On a voulu favoriser une approche 100% flexible : on peut à tout moment sauter des livraisons, mettre en pause ou arrêter !

Nous voulons lutter efficacement contre le gaspillage alimentaire en prenant le problème à sa source, soit directement chez les agriculteurs français. Nous voulons trouver des débouchés commerciaux à leurs fruits et légumes refusés par la distribution traditionnelle (parce que trop gros, trop petits, ou biscornus), en les proposant aux Français soucieux de manger mieux pour moins cher, en faisant un geste pour la planète !

L’idée d’Hors Normes a germé dans l’esprit de Grégoire en début d’année 2020, c’est-à-dire au moment de la première vague de COVID. Déjà, il a senti que les sujets d’alimentation saine et de réduction de notre impact sur l’environnement prenaient de plus en plus de place dans nos esprits. Pour ma part, j’ai rejoint l’aventure à l’été 2020, rapidement suivi par Claire, qui pilote toutes nos opérations. Aujourd’hui nous sommes une quinzaine d’employés et nous sommes désormais soutenus à hauteur d’1,5 million d’euros par différents fonds et business angels avec de super expériences.

Aujourd’hui, nous avons plus de 1000 clients franciliens, majoritairement des femmes !

On a bouclé une levée de fonds récemment. Mais on a surtout passé à la rentrée la barre des 100 tonnes de bons produits bio sauvés du gaspillage, et ça, ça nous a fait très plaisir.

Oui en septembre dernier, 1,5 million d’euros dont 500 000 de dette. Pour ce tour de table, nous avons réuni des fonds et actionnaires de référence, tels que Stride VC, Kima Ventures, Bertrand Jelensperger, Gokul Rajaram, Nicolas Douay, Greg Bulckaert, Nathanael Berbessou, Neeraj Berry, ou encore Enrico Pandian.

Grâce à cette première levée, nous sommes en train de recruter une dizaine de nouveaux profils Tech, Logistique ou encore Marketing. Nous avons aussi pour ambition d’ouvrir un hub au sein d’une autre grande ville française (Lyon, Bordeaux ou Marseille sont à l’étude) d’ici la fin de l’année et ailleurs en Europe l’année prochaine. Enfin, l’une de nos priorités est d’étendre notre gamme aux autres produits alimentaires refusés par la distribution traditionnelle (mal conditionnés, avec une DLC un peu courte…) afin de devenir une épicerie en ligne du quotidien pour un maximum de consommateurs éclairés. Pour cela nous sommes en train d’élaborer un cahier des charges de qualité.

Notre approche et nos produits plaisent à nos premiers clients et le bouche à oreille fonctionne déjà bien. Mais notre enjeu dans les prochains mois est de nous faire connaître au plus grand nombre, afin de sauver toujours plus de tonnes de bons produits !

Une quinzaine.

Nous avons effectué au cours de l’été une dizaine de recrutements et avons encore des postes ouverts en Logistique et Tech, pour gérer la complexification des commandes, l’augmentation des volumes et améliorer l’expérience sur notre site.

Honnêtement ? Pas grand chose pour le moment, mais ça viendra. C’est depuis un an une expérience incroyable, au cours de laquelle j’apprends chaque jour quelque chose de nouveau, dans des domaines très différents. C’est parfois dur ou stressant, mais je n’ai absolument jamais regretté le choix de l’entrepreneuriat, je m’éclate !

Je suis très fier de regarder chaque semaine le nombre de tonnes sauvées qui augmente, mais je pense que ce qui me plaît le plus c’est l’équipe que nous venons de créer et qui va nous permettre de faire encore grandir le projet.

C’est sa communauté de consommateurs et de producteurs. En seulement 1 an nous avons réussi à développer un service efficace qui livre chaque semaine 1000 clients uniquement en Ile-de-France. En parallèle, Grégoire, Manon et Yohann ont su créer un réseau fort de producteurs réguliers (les agriculteurs et coopératives). Cela est encourageant pour la suite !

Dans 2 ans c’est plus de 20000 personnes qui sauvent ensemble une très large gamme de bons produits du gaspillage ! Géographiquement, je n’ai pas la liste des villes, mais on veut vite sortir au-delà de l’Île-de-France…

Nous avons 2 priorités pour la fin de l’année : ouvrir le service dans une nouvelle grande ville française et proposer une centaine de produits d’épicerie à nos abonnés en plus des fruits et légumes.

Quand on regarde de l’autre côté de l’Atlantique, on aime bien jeter un coup d’œil à ce que fait Misfits Market. Et ils font souvent les choses très bien…

Hors Normes sur les RS :

Sven sur les RS :

FuturaGrow, l’accélérateur de lafoodtech lancé en partenariat avec Sodebo et Brioches Fonteneau.

FuturaGrow, l’accélérateur de lafoodtech lancé en partenariat avec Sodebo et Brioches Fonteneau.